L’Académie Goncourt a dévoilé le mardi 6 octobre 2026 sa deuxième sélection : huit romans restent en lice pour le prix Goncourt 2026, avant l’annonce des quatre finalistes le 27 octobre et la proclamation du lauréat le 3 novembre chez Drouant, à Paris. Après une première liste de seize titres publiée le 2 septembre, le jury a réduit la compétition de moitié. Plusieurs noms très commentés de la rentrée littéraire sont encore là, et un grand éditeur a déjà tout perdu.
- 8 romans retenus le 6 octobre 2026, sur les 16 de la première sélection du 2 septembre.
- Gallimard place 3 titres (avec son label L’Arbalète) ; Grasset n’en a plus aucun.
- Finalistes le 27 octobre, lauréat proclamé le 3 novembre 2026 chez Drouant.
- Le roman de Thélyson Orélien a été écarté le 25 septembre pour soupçons de plagiat et d’écriture par IA.
Les points :
Huit romans, une place à décrocher #
La deuxième sélection, confirmée par Livres Hebdo, rassemble des sensibilités très différentes : auteurs confirmés, voix plus singulières et maisons d’édition solidement installées dans la rentrée littéraire.
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Le prochain rendez-vous aura lieu le 27 octobre, date de l’annonce des quatre finalistes. Une semaine plus tard, le 3 novembre, les jurés rendront leur verdict chez Drouant. À ce stade, aucun favori ne peut être présenté comme certain : le Goncourt se joue souvent dans les dernières discussions, parfois sur des écarts très serrés.
La liste complète des huit romans en lice #
Boris Bergmann, Minotaure (Albin Michel)
Le plus jeune profil marquant de la liste. Le titre annonce un imaginaire chargé, presque mythologique, et une écriture qui ne cherche pas la ligne droite. Dans une sélection aussi resserrée, cette personnalité littéraire compte.
Sonia Devillers, Le fabuleux piano (Robert Laffont)
La journaliste s’aventure sur le terrain romanesque avec un livre dont le titre suggère un objet chargé de mémoire et de transmission. Son nom circule depuis plusieurs semaines, bien au-delà du cercle des habitués des prix littéraires.
Anne Godard, Nous aussi (Actes Sud)
Une écriture exigeante, attentive aux silences et aux mouvements intérieurs. Ce n’est pas le titre le plus bruyant de la liste, mais il apparaît aussi dans d’autres discussions de prix d’automne et pourrait compter dans les délibérations.
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Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)
L’un des écrivains les plus confirmés de cette sélection, avec une prose ample mêlant réflexion, histoire et expérience intime. Les jurés savent à quel type de proposition ils ont affaire — mais la réputation ne suffit jamais à décrocher un Goncourt.
Philippe Jaenada, L’inconnue du Quai de Javel (Flammarion)
Jaenada revient sur un terrain qui lui est familier : le récit nourri d’archives et d’enquête, mené par un narrateur qui cherche, doute et digresse. Cette façon de mélanger investigation et littérature explique la fidélité de son public.
Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard)
Une écriture à part, attentive aux objets, aux traces et aux souvenirs. Le livre ne cherche pas à reproduire les recettes du roman traditionnel, ce qui peut jouer en sa faveur auprès de jurés sensibles aux formes nouvelles.
Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac (Minuit)
Une tonalité plus contemplative, chez un auteur qui construit souvent ses romans autour des déplacements et de ce que les lieux réveillent chez les personnages. Une sobriété qui peut séduire les jurés attachés à la nuance.
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Olivier Rolin, La Guerre éternelle (Gallimard)
Une longue expérience littéraire et une œuvre marquée par l’histoire, les conflits et la mémoire politique. Sa présence rappelle que le Goncourt peut encore couronner un écrivain chevronné, même quand la rentrée fait la part belle aux nouvelles voix.
| Auteur | Titre | Éditeur |
|---|---|---|
| Boris Bergmann | Minotaure | Albin Michel |
| Sonia Devillers | Le fabuleux piano | Robert Laffont |
| Anne Godard | Nous aussi | Actes Sud |
| Yannick Haenel | La solitude des professeurs est infinie | Gallimard |
| Philippe Jaenada | L’inconnue du Quai de Javel | Flammarion |
| Clémentine Mélois | Choses que je croyais perdues | L’Arbalète/Gallimard |
| Sylvain Prudhomme | De l’autre côté du lac | Minuit |
| Olivier Rolin | La Guerre éternelle | Gallimard |
Gallimard en force, Grasset hors course #
La répartition éditoriale retient l’attention : Gallimard place trois titres en comptant son label L’Arbalète (Haenel, Mélois, Rolin), tandis qu’Albin Michel, Robert Laffont, Actes Sud, Flammarion et Minuit défendent chacun une proposition. Grasset, lui, n’a plus aucun roman en lice.
Sur le papier, les auteurs déjà reconnus — Haenel, Jaenada, Prudhomme, Rolin — disposent d’une visibilité confortable. Cela ne garantit pas une place en finale : plusieurs romans défendent une vraie ligne littéraire, avec des styles qui ne jouent pas sur le même terrain. Le choix final dépendra beaucoup des discussions entre jurés.
Les absents : Lilia Hassaine et l’affaire Orélien #
La deuxième sélection a aussi été marquée par des départs. Lilia Hassaine, dont le roman Je (Gallimard) figurait parmi les seize titres de septembre, ne fait plus partie des huit retenus.
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Thélyson Orélien, lui, avait été retiré de la course avant même cette étape. Son roman C’était ça ou mourir (Grasset) a été écarté le 25 septembre par l’Académie Goncourt, qui a évoqué des soupçons de plagiat et un texte qui aurait été largement produit par intelligence artificielle, selon ActuaLitté. L’auteur dément ces accusations.
Cette affaire a secoué la rentrée littéraire, mais un prix se gagne sur les textes retenus, pas sur les polémiques qui entourent les éliminés.
Calendrier, lycéens et conseils de lecture #
- 2 septembre 2026 : première sélection de 16 romans.
- 6 octobre 2026 : deuxième sélection de 8 romans.
- 27 octobre 2026 : annonce des quatre finalistes.
- 3 novembre 2026 : proclamation du lauréat chez Drouant, à Paris.
En parallèle, le Goncourt des lycéens travaille sur la même sélection de rentrée : des rencontres entre élèves et auteurs se tiennent actuellement en région, comme le montre ce reportage de France 3.
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Comment choisir parmi les huit ? Le plus simple reste de ne pas commencer par les pronostics : un titre intriguant, quelques pages en librairie, un vrai coup d’œil au style. Lire un roman exigeant mobilise d’ailleurs les mêmes réflexes que ceux décrits dans notre article sur le rôle de la conjugaison dans la compréhension des textes : repérer les temps, les voix, les ruptures de rythme.
Et si vous souhaitez prolonger la lecture par un travail sur la langue, nos portails dédiés à la conjugaison en contexte littéraire montrent comment les grands textes servent d’appui aux exercices. Rappelons enfin que le Goncourt ne se limite pas au roman : le Goncourt de la nouvelle a par exemple couronné en 2017 le chanteur Raphaël pour son recueil de nouvelles.
Questions fréquentes sur le Goncourt 2026 #
Combien de romans restent en lice pour le Goncourt 2026 ?
Huit romans composent la deuxième sélection dévoilée le 6 octobre 2026, contre seize dans la première liste du 2 septembre.
Quand le prix Goncourt 2026 sera-t-il décerné ?
Les quatre finalistes seront annoncés le 27 octobre 2026 et le lauréat sera proclamé le 3 novembre 2026 chez Drouant, à Paris.
Pourquoi Thélyson Orélien ne figure-t-il plus dans la sélection ?
Son roman C’était ça ou mourir (Grasset) a été écarté le 25 septembre 2026 après des soupçons de plagiat et d’utilisation massive de l’intelligence artificielle, des accusations que l’auteur conteste.
À retenir #
Huit romans, trois dates et une certitude : la sélection 2026 ne ressemble pas à une formalité destinée à accompagner un seul livre. Les auteurs confirmés ont l’expérience, les propositions plus atypiques peuvent créer la surprise, et Gallimard aborde la dernière ligne droite en position de force avec trois titres. D’ici au 27 octobre, le meilleur réflexe reste de lire un ou deux romans de la liste plutôt que de suivre les pronostics — le verdict, lui, tombera le 3 novembre chez Drouant.




